Mykonos (île de grèce)
Moulins, vagues et moustaches
J’arrive tôt, alors que l’île sommeille encore. Mykonos m’accueille dans son silence bleu. Dans les ruelles désertes, l’odeur du pain chaud s’échappant des fours accompagne mes pas. Seuls quelques chats errants, doux compagnons du matin, frottent leur museau contre mes pieds en guise de bonjour.
Peu à peu, la ville s’éveille. Les enfants partent pour l’école, les commerçants lavent à grande eau les pavés devant leur boutique. Chora reprend vie. Je me perds dans ses ruelles blanches et m’arrête pour un café sur une petite terrasse improvisée : quelques chaises rouges et blanches, une table en bois blanchie par l’air marin… et la mer tout près.
Plus haut, les moulins à vent de Kato Mili veillent. On les aperçoit déjà depuis le port, mais il faut gravir quelques hauteurs pour les sentir vraiment, debout face au ciel et au large. Déjà, le sommet est atteint.
Puis vient le charme coloré de la Petite Venise, où chaque façade se détache parfaitement. Je prends quelques photos, mais c’est dans ma mémoire que je garde la plus belle image.
Enfin, les pieds nus dans le sable, je marche au bord de la plage. Les vagues viennent mourir vigoureusement sous mes pas, et l’eau turquoise reflète la lumière comme dans mes rêves.
Et là… nous nous sommes embrassés dans ce décor romantique, sous un porche, les pieds sur le pavé, avec la Méditerranée en toile de fond.
Au loin, les bateaux de pêcheurs rentrent au port, ramenant les trésors de la nuit. L’air marin se charge d’embruns et de l’odeur du poisson, rappelant que Mykonos, derrière son éclat de carte postale, est aussi une île de travail et de traditions.
Mykonos s’éveille, et moi, je m’éveille avec elle, emportant ce souvenir comme un rêve romantique que le temps ne pourra jamais effacer.









