ACCEPTER DE VIEILLIR ?
ACCEPTER DE VIEILLIR ?
Il y a quelques jours, j’ai franchi un cap : 44 ans ! Ce chiffre, juste avant la grande barre des 45, celui qui nous rappelle que le 50 n’est pas si loin. L’âge où la préménopause fait son petit coucou et où l’on a parfois l’impression d’être en mode ralenti.
Qui d’autre se sent doublé par le temps ? C’est comme si notre corps nous disait de ralentir, tandis que notre cerveau nous crie de prendre plus de notes et de recharger nos batteries.
Ah, la quarantaine ! Ce moment où nos styles semblent soudainement ringards et dépassés. Qui d’autre verse une petite larme en se remémorant ces vêtements trop petits ou ces souvenirs de jeunesse ?
“C’est la vie !”
Soyons honnêtes, j’aimerais pouvoir dire que je suis zen avec mon âge, mais… la vérité, c’est que j’ai peur ! Le temps ne se met pas sur pause, comme dans les films. J’ai l’impression d’avoir déjà perdu trop de moments ou d’opportunités pour réaliser mes rêves.
Regarder dans le rétroviseur peut être angoissant, n’est-ce pas ? On réalise qu’il nous reste encore tant de rêves à concrétiser…
Je ne suis pas prête à être vieille, pas prête pour les cheveux court, les brushing et la permanente, et je n’ai pas encore pris le temps de vraiment explorer le monde qui m’entoure. J’ai cette envie de faire du parapente, de retourner en Grèce, de visiter l’Écosse et de rencontrer un homme en kilt (qui sait ?).
Je rêve de bâtir un chalet familial, de faire l’amour en pleine nature, de gravir d’autres montagnes et de marcher sur le chemin de Compostelle. Et je ne parle même pas de tenir sur un paddle ou d’ouvrir ma propre boutique déco !
J’aimerais aussi me rapprocher de mes trois enfants et de leur partenaire, les voir former leur propre famille et rencontrer mes futurs petits-enfants. Et pourquoi pas me remarier avec mon mari, pour une nouvelle aventure ensemble, tout en faisant la paix avec mon passé.
J’ai ce besoin de mieux connaître mes origines, d’en apprendre plus sur ma mère et mes grands-parents, ces histoires qui ont façonné qui je suis.
“La vie n’est pas une répétition générale.”
J’avoue, l’angoisse me guette : je ne veux pas être oubliée. J’ai envie de laisser ma trace, d’écrire un livre sur ma vie, de faire le ménage dans ma boîte à souvenirs et de créer de nouveaux souvenirs avec ma petite fille et mon futur petit-fils. J’aimerais écrire des histoires drôles, enregistrer un album de berceuses et même peindre des toiles. Je repousse peut-être le moment, mais je sens qu’il est essentiel d’organiser mes propres funérailles et de faire un testament.
Bref, je suis dans le jus ! J’en ai profité pour me fixer quelques bonnes résolutions pour ma nouvelle année de vie : apprivoiser la mort, faire un bilan de ma vie, prendre du temps pour moi et apprendre à m’aimer telle que je suis.
Alors oui, je ne suis pas encore prête à vieillir, mais je suis déterminée à profiter du privilège d’être en vie. Prendre le temps de savourer les folies de la vie, prolonger le moment de ma mort le plus loin possible, tout en faisant des choix sains et en m’accordant du temps pour moi.
Et vous, comment envisagez-vous cette étape ? Partageons nos réflexions !

